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: 4ème Session ordinaire de la 5ème mandature du CESC. Thème :"Environnement  -Sécurité".Cérémonie d'ouverture le lundi 6 février 2017 , à Koulouba ,au siège de l'Institution , à 8h30mns                                                                                                          

DISCOURS PRESENTATION DE VOEUX AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

-         Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;

Permettez-nous avant tout propos de vous présenter au seuil du nouvel an 2013, nos vœux ardents de bonheur, de bonne santé et de prospérité, pour vous même, pour votre famille et pour vos proches collaborateurs.

L’année qui s’achève aura marqué la chute du Mali au moment où il affirmait sa volonté de croissance économique dans un contexte de crise mondiale.

Au bord de l’abime où il s’est immobilisé, il mesure la gravité de la catastrophe et partage cette impérieuse et solennelle déclaration de Paul Valery je cite=  « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ». Fin de citation.

Mars 2012, nous a révélé la fragilité de nos Institutions avec l’occupation des 2/3 de notre Territoire national par des terroristes, des narcotrafiquants conduits par des maliens apatrides.

Les indicateurs économiques sont dans le rouge.

Les réfugiés et déplacés maliens évoquent leur tragédie dans les camps des pays d’accueil, où l’humanitaire s’ingénie à leur apporter soulagement et  réconfort.

Excellence, Monsieur le Président de la République.

L’histoire vous a voué à assumer une responsabilité exaltante et vous mesuriez déjà le poids de cette charge sublime, lorsque prêtant le serment rituel lors de votre investiture, face au drapeau du Mali, le collier de Grand maître des Ordres nationaux vous ornant le cou, la Cour Suprême vous a renvoyé à l’exercice de votre haute et délicate mission.

N’est-ce-pas donc le poids de cette responsabilité qui vous a insufflé le souffle du pardon, cette grande leçon d’humilité que vous nous infligez, en invitant le peuple à viser haut.

Ah ! L’exercice du pouvoir est si difficile quand on doit souffrir de la douleur pour l’aboutissement d’une grande cause.

Jean Lacouture célèbre journaliste et mémorialiste français aurait dit je cite : « vous aussi, travaillez à tirer le quotidien vers l’épique et à faire Jaïllir des jours ordinaires et de la conjuration des médiocrités, le trait qui donne à l’action des dimensions fabuleuses ».Fin de citation.

La liberté du Mali est un gage pour la liberté de l’Afrique et du Monde. Il faut se rappeler que la Jeune et frêle République du Mali accédant à la souveraineté nationale et internationale, n’a pas hésité à se mobiliser auprès des mouvements de libération des pays du continent dont le crime avait été de prétendre à la liberté et à la dignité.

Le Mali régulièrement a mis une précieuse contribution au renforcement de la démocratie dans les pays africains où des menaces d’instabilité ont vu le jour.

C’est une constante de sa politique extérieure et de sa diplomatie.

La situation actuelle du Mali est un point d’histoire.

Le retour à une vie constitutionnelle normale s’est effectué avec les avatars d’une conjoncture qui est marquée par une détente qu’il faut positiver au fur et à mesure.

Malgré les chocs subis les Institutions reprennent leurs activités sous le sceau du dialogue vivifié par l’énergie propre à définir les étapes et les moyens à mettre en œuvre, pour l’élévation de la République que nous aimons bien.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

La voix du Mali devient maintenant plus audible. Elle doit être plus retentissante sur la scène régionale et dans l’enceinte des Nations Unies. La diplomatie malienne est certes active dans les capitales où les amis de notre pays se mobilisent, mais elle doit parvenir à la réalisation d’une grille de lecture lui permettant d’interpréter, sinon de comprendre le dessein des géopoliticiens et géo stratèges qui inventent un autre Mali, dans leurs officines secrètes pour mieux servir leurs intérêts sordides, dans la perspective d’un nouveau découpage de certaines régions de la planète.

Nous devons leur imposer l’indivisibilité de notre pays, l’intangibilité de ses frontières et la laïcité de sa république.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Nous sommes bien dans une année d’épreuves indicibles. Mais l’aube qui blanchit graduellement l’horizon de notre rêve, se pare des plus belles promesses auxquelles notre peuple puisse aspirer. Il ne tient qu’à nous d’agir maintenant. Nous pouvons puiser de nouvelles forces dans la déroute passagère qui nous a submergés. L’unité et la cohésion de l’armée doivent être urgemment renforcées. Nos troupes redécouvriront les grandes vertus de nos ancêtres qui sont à l’origine de la fondation de la nation malienne.

Au fur et à mesure que s’amincissent les chances d’un dialogue hypothétique et aléatoire qui peine à s’organiser avec nos agresseurs, nous devons nous convaincre que l’issue finale réside dans notre seule volonté de recourir à l’usage de la force.

Les Institutions sont bien en place. Elles doivent vaquer à leurs strictes obligations, c'est-à-dire faire face aux exigences de libération du Nord du Mali et organiser des élections libres, démocratiques, transparentes et crédibles. La feuille de route du Mali qui est bien attendue par tous doit s’appesantir sur ces deux exigences primordiales, si nous voulons accomplir une bonne transition et abréger les souffrances de notre peuple.

 Conformément à ses attributions constitutionnelles , après  une analyse approfondie de la situation économique actuelle  de notre pays, le Conseil Economique, Social et Culturel a décidé d’ organiser  des assises  sur la relance de l’économie nationale du 07 au 16 janvier 2013, au siège de l’institution, sis à Koulouba.

  L’exercice auquel nous allons nous soumettre, consistera à écouter, à enregistrer, à transcrire et à analyser  les différentes  contributions des participants. Et cela, en vue de transmettre les propositions de solutions des véritables acteurs de l’économie nationale aux décideurs.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

C’est le lieu pour moi de solliciter à nouveau votre accompagnement, celui du gouvernement, des Institutions de la République, de l’ensemble des partenaires techniques et financiers, ainsi que tous  les acteurs de l’économie  nationale sans exclusion aucune pour en faire siennes ces assises  sur la relance de l’économie  en cette période de crise.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Devons-nous vous parler du Conseil Economique, Social et Culturel ?
La réponse est à la fois oui et non.

Oui, nous allons l’évoquer en raison de l’occasion qui s’y prête.

Huitième des Institutions, son classement institutionnel pouvait s’exprimer autrement. Mais l’histoire politique d’un pays à chaque

étape de son évolution affirme les préoccupations et les grandes conquêtes du peuple.

Mais notre culture institutionnelle ne dévalorise nullement le rôle et les missions assignés au Conseil Economique, Social et Culturel. Son absence aurait pris la physionomie d’une injuste anomalie compte tenu de la réalité des enjeux politique, économique, social et culturel actuels.

L’époque contemporaine a consacré l’émergence des forces vives au sein de la société civile qui participent à l’essor économique et au développement global de nos pays. C’est pourquoi le caractère consultatif obligatoire est affirmé dans la constitution pour éviter que l’on s’y méprenne.

Malheureusement le Conseil Economique Social et Culturel est insuffisamment consulté. Le dialogue des Institutions manquent de fécondité et de profondeur.

Les misions des unes et des autres sont bien définies.

Il est donc indispensable que les Institutions apprennent à se mieux  connaître pour crédibiliser le discours politique, au grand bénéfice de notre pays.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Le 22 Mars 2012, l’ouragan qui a traversé le Conseil Economique, Social et Culturel, a balayé des investissements importants  réalisés sur plusieurs années. L’outil de travail et les archives se sont envolés. La mémoire de l’Institution a sombré dans les brumes.

Le Conseil Economique, Social et Culturel poursuit malgré tout ses activités. La Session de Juin s’est tenue en Août 2012. Elle fut consacrée à l’économie verte et les recommandations qui ont sanctionné ses travaux ont été acheminées au gouvernement.

Le recueil des besoins et des problèmes des populations pour l’année 2012 est disponible. Et nous  vous avons déjà sollicité pour la cérémonie de  remise officielle.

Nous avons participé à la 2e Session Statutaire Ordinaire de l’Union des Conseils Economiques, Sociaux et Institutions similaires des Etats et Gouvernements membres de la francophonie à Rabat (Maroc), les 04, 05, 06, 07 et 08 Octobre 2012. Le Mali a été élu à  Alger en 2009 à la vice-présidence de l’Union des Conseils Economiques et sociaux d’Afrique (UCESA).

Depuis 2006 le Mali est président du Conseil Economique, Social et Culturel de la CEN-SAD.

Non, nous ne devons pas trop vous parler du Conseil Economique, Social et Culturel.

Le constituant de 1992 a déjà adopté les textes qui l’annonce dans la future constitution de 1992 qui a engendré la IIIe République à la suite du référendum historique qui l’a sanctionnée ;

Le Ministre de la République l’a vue s’installer ;

Le Parlementaire et plus tard, Président de l’Assemblée Nationale a lu ses rapports et ses recueils annuels ;

Enfin, le Président de la République par intérim qui assure avec sagesse et précautionneusement la haute direction de notre transition, en est nous le savons l’ardent et intransigeant avocat.

Et nous voici à vos côtés durant cette période tumultueuse, pour poursuivre notre mission constitutionnelle, avec la loyauté et la foi nécessaires à son accomplissement.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Bonne et heureuse année 2013.

Merci de votre très aimable attention.

 

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